Killing Fields

Cette visite peut être le complément de la visite du musée de Tuol Sleng.

Le plus facile pour s'y rendre, est d'emprunter le boulevard Monireth près du marché Dang Kor (Psar Dang Kor - voir carte) et suivre les quelques panneaux sur fond vert. Sinon demander aux riverains la route. Tous les khmers et les moto-doubs connaissent le site.

La route est en très mauvais état sur environ 4 km, (terre et bitume) car elle est empruntée sur une grande partie par des poids lourds qui véhiculent de la terre de remblai. Sa remise en état est prévue en 2006 avec des fonds japonais.
En effet, paradoxe du temps, on creuse des carrières pour en récupérer la terre. Les carrières vont devenir des lacs à la saison des pluies. La terre ira combler des lacs ou étangs, faisant l'objet d'une forte spéculation foncière actuellement (début 2005).

Situés à 15 km du centre de Phnom Penh, à l'Ouest, les Charniers de Cheoung Ek (appelés aussi Killing Fields) contenaient les corps d'environ 9000 personnes dont les restes furent exhumés en 1980. On a recensé environ 130 charniers sur le site, contenant les restes des prisonniers de Tuol Sleng qui ont été transporté là et massacrés sur place, dans des conditions épouvantables. Un peu plus d'une quarantaine de ces fosses sont restées intactes, sépultures définitives d'innocentes victimes d'un génocide perpétré par une régime communiste.

La visite est assez brève, ponctuée de panneaux indiquant l'emplacement des fosses, précisant la nature et le nombre de corps retrouvés (enfants, femmes, hommes, supplices identifés). En suivant le parcours des fosses, quelques urnes exposent en plein air des ossements brisés...
Des abris en bambous protègent ces sites des intempéries pour en conserver la forme.
Un grand stupa, ouvert sur les quatre faces, expose les crânes et ossements exhumés sur place, dont une grande partie avaient été auparavant entreposée dans le musée Tuol Sleng.

L'endroit est calme, en plein nature, apte au recueillement, tant on est saisi par l'horreur en constatant ces empilements.

Il y a une boutique de souvenirs, de reproductions d'objet d'art, exécutés par les élèves de l'Université Royale des Beaux-Arts, de bibelots, de pièces de soie tenu par un couple dont le mari parle français. Les prix pratiqués sont raisonnables et négociables.

A l'entrée, les étrangers sont taxés de $2 (négociable, mais pas de ticket souvenir...) et les khmers y ont accès libre. Certains moto-doub vous demandent $20 pour le déplacement aller et retour plus $3 pour l'entrée. A ignorer.
Les gardiens que nous avons rencontré étaient francophones.
Une nuée d'enfants se précipitent à votre arrivée pour vous rendre toute sorte de services. A vous de choisir, entre garder la moto ou la voiture et... rien d'autre. Un petit billet (à donner de préférence après la visite) provoque un peu d'effervescence et les adultes présents gèrent bien la situation.

Depuis avril 2005, des articles publiés dans la presse ont causé beaucoup d'émoi, en faisant part de la privatisation du site historiqueau profit d'une société étrangère. Le but recherché serait un profit immédiat sur la concession et une contribution reversée pendant la durée du bail à la municipalité.
Il faut savoir que ce sont les survivants et les familles des victimes qui ont entretenu ce site depuis 25 ans !
On sait ce qu'il advient quand les hommes d'affaires refont l'histoire...

Voir aussi: le musée Tuol Sleng
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